FESTIVAL DE CHÂTELET 1968
7 ET 8 SEPTEMBRE
SEPTIÈME ÉDITION

UN PLATEAU HÉTÉROCLITE
POUR SA SEPTIÈME ÉDITION , L'ORGANISATEUR RAYMOND WANNYN PROPOSE
BÉCAUD ET DUTRONC.
ANNONCÉS LES KINKS ET PINK FLOYD NE VIENDRONT PAS

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GRAND PRIX DYNACORD

Thierry Cailteau avec sa basse Fender Precision
A l'époque, le festival de Chatelet ouvrait ses portes le samedi vers quatorze heures et le dimanche vers dix heures du matin. Durant des heures, des dizaines d'orchestres venus des quatre coins du pays et même de France, de Hollande ou d'Allemagne se succédaient sur le podium. Ils venaient tenter leur chance dans l'espoir de se faire repérer par un impresario ou mieux par un représentant d'une firme de disques. De son côté, le concessionnaire de matériel sonore Dynacord offrait une installation gratuite au vainqueur.
Thierry Cailteau, bassiste de l'orchestre français Les Solutions (qui existe toujours aujourd'hui), a participé à ce concours en 1968. Il est arrivé douzième avec son trio, constitué de René Schmitt à la batterie et de Guy Watrin, chanteur et guitariste solo.
Sur la photo, il joue sur une basse Fender Précision qui a connu toute une histoire.
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L'HISTOIRE D'UNE BASSE
Thierry : Comme beaucoup de Fender datant de l'époque des sixties, la mienne présentait un dégradé de couleurs. Fin 1970, suite à une bagarre, elle fut endommagée. J'ai entrepris de la démonter entièrement et de la décaper. Mais face à la finesse du bois à l'état naturel, je l'ai simplement vernie avec un incolore. C'est sous cet aspect que je l'ai mise en vente dans le courant 1971. Plus tard, j'apprends que c'est Christian Janssens ex-Wallace Collection qui l'a rachetée. C'est certainement la couleur du bois naturel qui a dû lui plaire. Il a donc été le premier musicien professionnel à en posséder un tel exemplaire. Mais l'histoire de cette guitare n'est pas finie.
Par hasard, en 1994, au détour d'une visite chez Christophe Leduc, fabricant de guitare de réputation mondiale, je la retrouve exposée. Comme j'avais encore la facture d'origine, j'ai comparé le numéro de série. C'était bien le même. Je me la suis rachetée...bien sûr. Mais à un prix nettement supérieur à celui de 1966. La valeur sentimentale n'a pas de prix. |
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1968. Année de toutes les contestations.
Quelques rockers crient leur réprobation. Ils en ont assez que les vedettes yéyé copient les anglais et qu'ils leur pillent leur musique. La bande perturbe la fête en lançant des tomates sur Nicoletta.
Remarque récente d'un internaute (novembre 2008) : Ce qui m'avait frappé à l'époque, c'était la présence de maraîchers le long de la route d accès. J'ai compris plus tard.
Lire ci-dessous l'article de Robby, chroniqueur du magazine Salut Les Copains présent sur place et présentateur de l'événement avec Claude Delacroix.
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TIMING DU PASSAGE DES ARTISTES

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Les Sweet Feeling
 
Les Sweet Feeling
Témoignage de Pascal Debay, fan de rock ( 23/11/2008)
En écoutant l'émission de Marc Ysaye, j'ai entendu parler de votre site, merci, merci. Je cherchais désespérément des archives sur le festival de Châtelet, et en plus ce sont mes 3 années. J'avais de vagues souvenirs de 66 et 67, à part un mec, Laurence, qui avait des cheveux d'une longueur impensable pour l'époque Ce qui m avait frappé en 67, c'était la présence de maraîchers le long de la route d'accès au Festival. J'ai compris plus tard pourquoi ?
En 1968, plein la tronche avec la batterie de Jacques Dutronc (Deux couleurs), la prestation tragique de Nicoletta (Il est mort le soleil), le connard de présentateur qui haranguait la foule afin de trouver le coupable de cette tomate lancée et qui voulait selon ses mots lui faire une tête comme un compteur bleu. Et la prestation des Pebbles en place et lieu des Pink Floyd avec une débauche (haha) de fumigènes Encore merci. Pascal.
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