ALBUM ROCK BELGE

 

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ROCK BELGE / ALBUM SOUVENIRS

FREDDY NIEULAND : LE BATTEUR-CHANTEUR.

06/12/1944 - 10/01/2008

Freddy Nieuland © J.H.De Groot

 

 

(*) D'après une interview réalisée par Jean Jième, le 18 mai 2010, au Queen, à Jette avec Claudette André, ex-épouse de Freddy.

 

Freddy nait le 6 décembre 1944 à Bruxelles. Il est le second fils d’une famille modeste dont le père était résistant. Autant son grand frère, âgé de sept ans à l’époque, fait la fierté du paternel, autant l’arrivée de Freddy va tomber comme un cheveu dans la soupe, au point qu'il se sentira plus ou moins rejeté.

 

 

 

TU SERAS BOUCHER, MON FILS ! (*)


Alors, la mère va compenser le désintérêt du père. Elle va élever son deuxième garçon dans l’amour et le protéger autant que possible des coups de sang de son mari. Entre-temps, l’aîné est devenu garagiste. Freddy sera donc boucher ; c’est du moins ce qu’a décrété le père Nieuland. Ainsi, Freddy est retiré de l’athénée dès l’âge de quatorze ans.

 

Ce choix forcé et malheureux constituera la racine d’un énorme complexe d’infériorité qui se traduira plus tard par certains types de comportement à la fois nerveux provocateurs. Or Freddy est un élève intelligent qui envisage un avenir plus glorieux.


De temps en temps, Freddy passe ses week-ends dans sa belle famille, et notamment auprès du grand-père et de l’oncle, selliers de profession. A ses moments perdus, l’aïeul sort son tambour et joue de la grosse caisse… au grand bonheur du jeune Freddy.

 

À dix-huit ans, il part pour la caserne en vue de remplir ses obligations militaires.

 

 

Freddy

 

 

Dès le départ, Freddy est confronté à l’autorité qu’il conteste systématiquement. Ce trouffion rebelle passera ses douze mois de service soit au cachot, soit à balayer inlassablement la cour de la caserne. Pour le plier à la discipline militaire son sergent-chef l’obligera à de nombreuses reprises à lui faire nettoyer les latrines. Sans jamais y arriver. Freddy préfère le mitard à l’obéissance et à l’humiliation.

 

C’est à l’armée que Freddy va découvrir qu’il a des poings redoutables, dont il ne va pas manquer généreusement de se servir Mais seulement, précise Claudette, lorsque son adversaire est au moins égal à son propre gabarit.


Une opportunité de varier son triste quotidien va enfin se présenter. La caserne cherche à recruter des musiciens. - Qui sait jouer de la batterie ? - Moi, s’écrie Freddy. J’ai appris avec mon grand-père.


Et voilà notre bidasse en route vers une voie artistique qu’il n’abandonnera jamais plus.

 

 

 

PREMIÈRES ARMES CHEZ ANDRÉ BRASSEUR

 

À peine démobilisé, Freddy se fait engager à l'hôtel Plaza, comme homme à tout faire.

 

Mais très vite, il se fait remarquer par l'un des musiciens de l'orchestre de l'organiste André Brasseur. Ce dernier le prend à l'essai pour quelques semaines et lui donne ainsi sa première véritable chance. Freddy perfectionne sa technique. Il entre ensuite dans les Spiders.

 

 

André Brasseur

 

Freddy du temps d'André Brasseur

 

Jean-Pierre Maquet, dit Yvan (à gauche )et Freddy Nieuland qui tient ses baguettes comme un violon. Leur ressemblance était si frappante qu'on les prenait souvent pour deux frères.

 

 

Spiders rock belge

Piero Kenroll présente les Spiders au Club des Aigles dans le cadre

des fêtes de l'ilot sacré (sept 1964). Comme on peut le constater Freddy savait aussi jouer de la guitare

 

 

 

RENCONTRE AVEC SYLVAIN VANHOLME

 

Sylvain et Freddy

 

C’est alors que sa route va croiser celle de Sylvain Vanholme qui l’embrigade dans le Sylvester’s Team aux côtés de Jean-Marc Destrebecq et de Gégé Heymbeeck.


Dès leur rencontre, vivement impressionné par la forte personnalité de Sylvain, Freddy va choisir de se placer sous son "emprise" à la fois amicale et professionnelle. Il le restera toute sa vie… pour le meilleur et pour le pire. (*)

 

THE SYLVESTER'S TEAM -

 

Sylvesters'Team 1965-1968

Au Vénus à Ostende

 

 

 

 

 

 

 

 

En juin 1965, Sylvain Vanholme qui, après avoir fait partie des Seabirds travaille avec les Six Babs est obligé de refuser une proposition du Club Méditérranée de plusieurs mois à Corfou.

 

Marié et employé dans une Mutuelle, il n'est pas envisageable qu'il puisse demander un congé sans solde pour une aussi longue période. La mort dans l'âme, il regarde partir les autres. Nullement décidé à passer son été à Bruxelles, il décide de former un groupe.

 

Sylvain Vanholme : Cela faisait des années que j'assurais la saison sur la côte, pourquoi ne pas recontacter le patron du Venus à Ostende ? Ce que j'ai fait. Celui-ci m'a accueilli à bras ouverts. Restait à former un orchestre en deux semaines.

 

Jean-Marc Destrebecq et Gégé Heymbeek étaient disponibles. De plus, Gégé disposait d'une cave dans laquelle les Six Babs avaient l'habitude de répéter. Il nous fallait un batteur.

 

On l'a trouvé au Golf du Loup, l'établissement de Julien, alias James Curtis, à deux pas de la Grand Place. C'était Freddy Nieuland, il avait travaillé dans les Spiders et venait de quitter André Brasseur.

 

Ensuite tout s'est enchaîné à vive allure. On a répété comme des malades pour être prêts à temps.

 

Jean Jième : Qu'as-tu pensé de Freddy, lorsque tu as fait sa connaissance pour la première fois ?

 

Sylvain Vanholme : Il m'a tout de suite étonné. Il s'exprimait déjà avec énormément de bagout. C'est le plus grand bavard que j'ai jamais rencontré. Il avait toujours son mot à dire à propos de tout et de rien.

 

Il apportait une dynamique certaine au groupe. Il était serviable comme pas deux ! Il était capable de se lever au beau milieu de la nuit pour te dépanner, si tu l'appelais.

 

D'autre part, c'était surtout un formidable batteur doté d'une voix superbe. Il pouvait se permettre de s'envoler dans les aigus avec une facilité déconcertante. 

 

J'avais besoin de quelqu'un comme lui pour faire concurrence aux groupes anglais qui chantaient à plusieurs voix et dans des tessitures assez hautes.

 

 

 

 

 

 

 

 

LIRE LA BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE DU SYLVESTER'S TEAM

(JUIN 1965 - DÉBUT 1968)

 

Beaux Arts Sylvesters Team

Palais des Beaux-Arts - 1967 © J.Jième

 

Sylvesters' Team London

 

 

Sylvesters'Team 1965-1968

Jean-Marc Destrebecq, Gégé Heymbeeck, Freddy Nieuland, Sylvain Vanholme.

 

Sylvester's Team à Londres

 

 

16th CENTURY, UN AVANT GOÛT DU

WALLACE COLLECTION.

 

Fin 1968. Le rideau s'abaisse sur le Sylvester's Team. Un nouvel épisode de la carrière musicale de Freddy Nieuland et de Sylvain Vanholme commence. Ce sera Sixteenth Century. Un groupe de classic pop.

 

Sylvain Vanholme : Le grand déclic pour moi fut, la nuit où j'entendis à la radio, un concert live d'Eric Burdon à Paris. Il était accompagné d'un violoncelliste. J'ai eu l'envie de tenter une nouvelle expérience : combiner le jazz la pop music et le classique en une formation unique.

 

Je me suis mis en tête de trouver des musiciens classiques belges qui accepteraient de se joindre à un groupe pop. C'est comme ça que les choses ont commencé.

 

Freddy ne sait pas encore que son destin est sur le point de basculer.

 

Wallace Collection 1968

Wallace Collection au tout début de leur carrière.

Transitiion entre 16th Century et Wallace Collection.

 

 

 

 

Ils arrivent à Abbey Road

 

Après leur audition réussie au dancing Les Gémeaux, à Bruxelles, en présence du producteur David Mackay, les musiciens décrochent un contrat d'enregistrement avec EMI.

 

Le 6 janvier 1969, ils arrivent à Londres pour un séjour de trois semaines.

 

LE CHOIX DE DAYDREAM

 

Si personne ne se souvient du jour précis où Daydream a été mis en boîte, il paraît vraisemblable que ce fut au cours de la première semaine de répétitions.

 

Lorsque le morceau fut sur le point d'être achevé, David Mackay trouva original d'ameuter tout le personnel commercial et administratif d'EMI, directeurs en tête, à venir se joindre aux chœurs de la finale. Ce jour-là, plus de quatre-vingt personnes se présentèrent et entonnèrent ensemble le désormais célèbre hymne qui, bientôt parcourra le monde.

 

Parmi les quatorze morceaux enregistrés à Londres, Mackay déclarera plus tard que dès le départ il a considéré Daydream comme un hit probable.

 

Sans doute a-t-il dû hésiter un moment entre deux options ? Celle de miser sur l'album d'un groupe expérimental génial, ou celle d'investir sur une mélodie facile à retenir et chantée par une voix exceptionnelle. L'avenir démontrera qu'il choisira la seconde option.

 

Cette voix exceptionnelle c'est celle de Freddy qui, dès le moment où Daydream se transforme en un énorme hit, devient, du jour au lendemain, la vedette du Wallace Collection.

 

 

FREDDY ET CLAUDETTE

 

Cela fait un bon bout de temps que Freddy a envie de régler une situation pour la moins baroque et qui s’éternise.

Depuis deux ans, il rencontre en cachette une jeune fille du nom de Claudette. Celle-ci vit dans une énorme baraque de la chaussée de Malines à Vilvorde.

 

Ses parents dorment au premier étage. Elle occupe une chambre au second. Non seulement les amoureux agissent à l’insu des parents, mais en plus, Claudette l’héberge toutes les nuits.

 

Chaque soir, vers vingt-deux heures, Freddy se glisse dans la rue, attend patiemment derrière la porte qui s’entrebâille en silence. Elle fait passer Freddy devant elle, se glisse dans son ombre et gravit les marches de l’escalier au même rythme que lui de manière à ce que les parents ne perçoivent pas deux types de pas différents.

 

Si tout le monde dans l’entourage de Freddy, de Claudette ou des amis communs sont dans la confidence, seuls les braves parents semblent être restés dans l’ignorance jusqu’au mariage.

 

Depuis que le succès inopiné du Wallace Collection est venu bouleverser le paisible train-train des amoureux, ceux-ci se doivent de trouver une solution.

 

Les horaires de Freddy sont à ce point chahutés qu’il ne lui est plus possible de se glisser comme avant dans le lit de Claudette. Finalement le bon sens l’emporte. Pourquoi ne pas se marier ?

 

Le lendemain Freddy lance l’info à la cantonade. Reste désormais à déterminer une date qui convienne à la fois aux futurs époux et qui réponde aux exigences du planning de Jean Martin.

 

 

 

 

Mariage Freddy Nieuland

De g. à droite : Sylvain Vanholme, Claudette et Freddy Nieuland,

Raymond Vincent, Marc Hérouet et Christian Janssens.

 

 

La date du lundi 14 juillet est finalement retenue. Martin a, en effet, pu déterminer avec certitude, que le groupe serait à Ciney le 13 et en tournée de promotion en Angleterre, à partir du 16.

 

C’est dire, si c’est sur les chapeaux de roue, que fut célébrée la cérémonie de mariage. Une rapide visite à la mairie, une bague passée au doigt, et Mademoiselle Claudette André devient alors Madame Claudette Nieuland. Tous les musiciens sont là. Il faut faire bloc. Le voyage de noces se résume à une bonne journée de repos, avant de repartir sur le front.

 

 

 

 

 

 

PARLER POUR EXISTER.

 

 

Claudette André : Freddy est né affublé d'un gros complexe d'infériorité. C'est ce qui explique son incommensurable besoin de parler, souvent à tort et à travers, souvent pour ne rien dire. Il avait l'impression que s'il se taisait, on pourrait le prendre pour quelqu'un de banal, de peu intéressant. Il ne se rendait pas compte qu'il suscitait l'effet inverse.

 

Ainsi, à la maison, il était peu loquace. Il avait même du mal à me relater le compte-rendu de ses journées passées à l'extérieur. Pourtant sa vie active était nettement plus passionnante que la mienne. C'est donc moi qui, dans le foyer, meublais la conversation. Incroyable, hein ?

 

Par contre, lorsqu'il se retrouvait entre copains, parler lui permettait de dissimuler une anxiété permanente à tel point qu'à certains moments importants, comme lors des sessions d'enregistrement à Abbey Road, les musiciens lui versaient chacun une livre sterling de leur poche pour qu'il se taise durant … une heure. L'heure écoulée, il se remettait à babiller comme un enfant.

 

Lorsqu'il est rentré de Londres, il avait énormément changé. Je pourrais même dire qu'il était devenu quelqu'un d'autre. Il semblait avoir acquis une forme d'autorité et de prestance que je ne lui connaissais pas. Ça a été très bizarre pour moi ; j'ai dû m'y faire.

 

Cela dit, quelques semaines plus tard, lorsque la firme EMI a annoncé qu'elle mettait le paquet sur Daydream, et donc sur le seul morceau de l'album chanté par Freddy, j'ai constaté que son sentiment d'infériorité était en train de muter vers un complexe de supériorité. Il est devenu encore plus silencieux à la maison.

Le problème, c'est qu'il n'a pas réalisé que son succès allait en énerver plus d'un. Il n'a pas compris que la notoriété et le succès engendrent d'inévitables jalousies. De plus, ses anciens démons et vieux complexes ont resurgi. Freddy n'a jamais voulu admettre qu'il y a toujours un prix à payer à la rançon du succès. Il a commencé à prendre la grosse tête.

 

J'ai tout de suite réalisé l'enjeu et les conséquences de ce qui venait de se passer. Les choses n'auraient pas dû tourner de la sorte. Freddy n'était pas suffisamment mature pour admettre qu'il avait en quelque sorte usurpé la place des autres. Après tout, le Wallace c'était avant tout Sylvain, Raymond et Marc.

 

Lui, Freddy n'était que le batteur et accessoirement le choriste de service. Décrocher la première place dans le groupe n'était pas dans l'ordre des choses. Mais tout à la joie de ce succès qui devenait mondial, Freddy ne s'est pas rendu compte du danger. Il a mis un doigt dans l'engrenage… la suite démontrera qu'il y laissera les deux mains et les deux bras.

 

Autant Freddy prenait le gros cou et allait clamer partout que la voix sur Daydream c'était la sienne, autant il continuait à vouer à Sylvain une énorme admiration. Devant lui, il faisait gaffe ; il le craignait. Sylvain pouvait lui demander ce qu'il voulait, il courait sur le champ pour lui faire plaisir. Il acceptait tout de lui, même de se faire gueuler dessus à la moindre bévue. Sylvain était son modèle, son mentor.

 

En réalité, Freddy souffrait à l'intérieur de lui-même. Mais en silence. Sans jamais en parler, sans jamais en révéler le pourquoi ?

 

 

Freddy At Abbey Road

Freddy Nieuland à Abbey Road

WALLACE COLLECTION

LIRE LA BIO DÉTAILLÉEE.

 

Chapitre 1 : L'envolée vers la gloire (1969/1)

L'envolée vers la gloire (1969/2)

Chapitre 2 : La rançon de la gloire (1970)

Chapitre 3 : Le crépuscule.

 

 

Chapitre 1 : L'envolée vers la gloire (1969/2)

 

 

Mard Hérouet Wallace Collection

Chapitre 2 : La rançon de la gloire (1970)

 

 

Chapitre 3 : Le crépuscule.

 

LE WALLACE DE FREDDY ET DE JEAN MARTIN (1971-1972)

 

Après la dissolution du Wallace Collection, le batteur Freddy Nieuland, la voix de Daydream, reste le seul rescapé de l'aventure avec Serge Ghazarian.

 

Il décide de recruter de nouveaux musiciens : Scott Bradford (claviers), Nick Roland (guitare), Kuba Szczepanski (violon) et Freddy Deronde (basse). Un peu plus tard, Roland Kert et Frank Wuyt viendront s'ajouter.

 

En février 1971, ils signent ensemble un contrat de 10 ans avec Pathé-Marconi, filiale française d'EMI. Désormais, la carrière du groupe se recentre sur la France.

 

Pathé Marconi licencie les publications du groupe, au cas par cas, auprès des compagnies locales du groupe EMI et ce, pour le reste du monde.

 

Jean Martin, septième membre du Wallace Collection, embraie avec Freddy et sa nouvelle équipe.

 

POLÉMIQUE À PROPOS DU NOM DU WALLACE COLLECTION

 

Une polémique subsiste concernant le nom du Wallace Collection qui, rappelons-le, fut trouvé par David Mac Kay dans son bureau d'EMI  à Londres. Toutefois, ni EMI,  ni David Mackay n'en ont jamais revendiqué la paternité.

 

Pour des questions d'ordre financier, Jean Martin, le manager, a voulu devenir le septième membre du Wallace Collection, c'est sans doute ce qui explique que dans un contrat établi entre le groupe et EMI, il figure comme musicien. (!)

 

 

Sur le plan légal il ne peut d’aucune manière revendiquer le nom du Wallace Collection mais seulement en être un membre tout au plus.

 

Lorsque l'asbl WALLACE COLLECTION sera fondée au début des années 2000, elle le deviendra officiellement grâce au fait que les membres originaux. avaient au préalable fait déposer le nom.

 

 

FREDDY SE SENT LE PLUS HEUREUX DU MONDE.

 

On serait en droit de penser que le départ de Sylvain Vanholme et de Raymond Vincent, qui signent de manière irrémédiable la fin du Wallace Collection, va affecter  Freddy. Et bien, pas du tout.


Aux dires de son épouse Claudette : « À ce moment de sa carrière, Freddy ne s’est jamais senti aussi heureux de sa vie. »


Désormais libéré de ses mentors, Freddy caresse le fol espoir d’être enfin reconnu à sa juste valeur car  « la véritable vedette du Wallace Collection c'est lui. »

 

Inconscience délibérée ? Ou saisie de l'opportunité d'être enfin le seul maître à bord d'un groupe qui a connu la célébrité grâce à Daydream et à sa voix ?

 

C'est très probable, car l'ego de Freddy était à la mesure de sa naïveté et de sa gentillesse.

 

Le 27 septembre 1972, Freddy devient le papa du petit David. S’il manifeste de l’empathie pour son fils, il ne le montre pas car il est à la fois pudique et il a bien d’autres chats à fouetter.

 

 

L’éducation du bambin  revient tout naturellement à la maman. D’ailleurs celle-ci ne s’en plaint pas, elle a toujours accepté les nombreuses absences de son artiste de mari. Lorsque ce dernier partait en tournée au Brésil ou ailleurs, elle recevait une lettre par jour. Oui Freddy aimait écrire. Il avait le mal du pays.

 

Freddy et son fils David

 

 

 

Freddy ne vit plus qu’avec un seul objectif en tête : sortir un nouveau Daydream et reconquérir « son » public. C'est devenu une obsession. Il va s’y employer de toutes ses forces.  Que ce soit au travers de ses malencontreuses ou éphémères expériences de remonter des groupes  ou de réunir ses anciens potes du Wallace Collection, Freddy ne renoncera jamais à ses rêves.

 

 

A: "LIKE A ROSE ON THE TABLE" -R. Kert - B: "LISTEN TO MY SONG" (R. Kert)

 

Ce 45 tours n'a été distribué qu'en France. Ses deux titres sont dus à Roland Kert, bassiste du groupe durant quelques mois, entre 1971 et 1972.


Like A Rose On The Table est une jolie ballade, agrémentée de violons, chantée par Freddy. Mais le morceau ne semble pas avoir trouvé son public.

 

Par contre, Listen To My Song, est de bien meilleure facture. Du vrai rock, presque heavy, emmené par une basse agressive et superbement chanté par Roland Kert. L'apport des violons constitue une heureuse initiative.

 

On pourrait déplorer que le Wallace Collection de Freddy Nieuland et de son manager Jean Martin ne se soit pas rendu compte que cette forme de rock progressiste correspondait parfaitement à son image et à l'attente de son public. Cette formation de la 2e moitié de 1971 prouvait à l'évidence qu'elle maîtrisait parfaitement le style.

 

 

réf. française: Pathé 2C 006–92882 M
publié en octobre 1971 (France)

 

 

 

 

BABY LOVE (Garvarentz/Vanholme) - THINK ABOUT TOMORROW (Nick Roland, Kuba Szczepanski et Penny Els)

 

Baby Love, frère jumeau de Stay est taillé sur mesure pour une musique de film : L'Intrus, une réalisation de Sergio Gobbi. Avec comme acteurs : Raymond Pellegrin, Marie-Christine Barrault, Charles Aznavour et sa fille Katia, qui apparaît d'ailleurs sur la pochette du disque.

 

Chanson-thème du film, Baby Love (de Georges Garvarentz) est agrémenté de paroles anglaises écrites par Sylvain Vanholme. Freddy vocalise avec Sylvain, qui assure ici les choeurs. Ce sera la dernière fois qu'on les entendra ensemble sur un même disque.

 

La sortie de ce 45t reste entourée d'un certain mystère. En effet, dans un numéro du mois de mai 1971, le journal musical français "Pop Music/Superhebdo" annonçait Think About Tomorrow comme étant le prochain single du Wallace Collection. Le 2 mai 1971, le groupe apparaissait dans l'émission "Télé-Dimanche" de l'ORTF et y interprétait en playback Phil mais aussi Think About Tomorrow, dans un mix audio radicalement différent de celui présent sur ce disque.

 

Toujours est-il que ce titre, comme la face B du 45t précédent Listen To My Song , est bien plus audacieux que Baby Love, certes taillé sur mesure pour les radio et archétype du son Wallace, mais qui ne témoigne guère d'une quelconque évolution musicale du groupe. Une fois encore dommage que le groupe n'ait pas persévéré dans cette voie à la fois mélodique et progressiste.


David-Alexandre Winter, père d'Ophélie et connu pour son tube Oh Lady Mary publiera également une version de Baby Love.

 

TÉLÉS / CONCERT

 

17-04-1971. Le groupe interprète Daydream et Stay dans l'émission "Les étoiles de la chanson" (ORTF)

 

11-09-1971. Le groupe passe dans l'émission Stop Pop (ORTF). Pas de détail sur le(s) titres interprétés(s), sans doute You're Gone.

 

13-11-1971. Concert au Parking Monnaie à Bruxelles dans le cadre de First Zzzzooom Concert. Avec outre Freddy, Nick Roland, Roland Kert, Léon Massart, Kuba Szczepanski, Frank Wuyt.


 

 


Nick Roland, Serge Ghazarian, Freddy Deronde, Kuba Szcepanski, Freddy Nieuland, Scott Bradford,

 

1972 -LE BALLET DES MUSICIENS SE POURSUIT.

 

Nouvelle composition du groupe : Freddy Nieuland, Serge Ghazarian, et Nick Roland.Arrivée de Big Friswa, ex-soliste de Jenghiz Khan. Retour de Guido Delo aux claviers. Apport d'une section de cordes du Conservatoire de Mons.

 

Un mois plus tard, Big Friswa, Guido Delo et Nick Roland quittent le groupe invoquant le "caractère impossible" de Freddy.

 

En mars refonte complète du groupe : Freddy Nieuland, Léon Massart (violoncelle), Jean-Jacques Blairon (basse), Dino Leonardo (guitare), Jean-Pierre Onraedt (batterie) et Georges Hayes (claviers).

 

 

Arrière-plan : Jean-Pierre Onraedt - Dino Leonardi - Georges Hoyois dit Georges Hayes - Leo Massart - Serge Ghazarian- Avant- plan : Jean-Jacques Blairon dit JJ Lionel - Freddy Nieuland.

 

La même équipe.

 

 

A: "ANTHINEA" (A Canfora/M. Jourdan/A. Gregory)- B: "DEEP DOWN IN MY BED" (Nieuland/Penny Els)


Le Wallace Collection publie au début de l'été 1972 l'ultime 45t du premier chapitre de son existence mouvementée. Une fois de plus (une fois de trop), un disque mi-figue mi-raisin: la face A, Anthinea, est une fois encore une ballade ponctuée par des violons mais ni les riffs de guitare stridents, ni la production ni la chanson n'en font un enregistrement particulièrement mémorable.


Tout l'inverse avec la face B, Deep Down In My Bed, un morceau pop parfait, léger, sautillant, gorgé de soleil et d'harmonies chantées par Freddy et Penny Els. Mais une fois de plus, cet excellent titre, relégué en face B, ratera sa cible.


Deep Down In My Bed connaîtra toutefois une double vie: la chanteuse Crischa, par ailleurs épouse de Jean Martin, publie en cette même année 1972 sur le label Smoke un 45t intitulé Un jour de pluie. La face B, Paresse que j'adore, n'est autre qu'une version en français de Deep Down In My Bed qui a la particularité d'utiliser la même piste instrumentale que la version du Wallace Collection !


Anthinea sera l'ultime 45t qui paraîtra sous le nom de Wallace Collection avant que le nom ne soit ressuscité plusieurs années plus tard.

 

réf. française: Pathé 2C 006–93556 (stéréo) - publié en juin 1972 (France)

 

A: "SO LONG" (F. Nieuland/H. Banks) - B: "HOW DO YOU DO Mr SUNSHINE" (H. Banks et Nieuland)


Après la fin officielle, en janvier 1971, du Wallace Collection original, voilà que la formule voulue et prolongée par Freddy Nieuland et Jean Martin ne parvient pas à recueillir les fruits espérés . Les contrats d'engagement se font rares et les ventes de 45 t sont médiocres. Sa seule apparition à la télé se fera en mars 1973, lors d'un playback de Daydream.

.

Freddy joue alors le tout pour le tout et sort en 1974 un 45 tours sous le nom sans doute plus "exotique" de Freddy Newland.

 

Le disque ne sera accessible qu'au marché français. Les textes ont été co-écrits avec le concours d'Helen Banks, parolière de plusieurs morceaux de Demis Roussos, Vangelis et Nana Mouskouri.

réf. française: Philips 6009 477

1975 - FREDDY CRÉE LE GROUPE COMEDY.

Juke Box - Juillet 1975

 

 

A: "OUI JE VEUX COUCHER AVEC TOI CE SOIR" (F. Nieuland/D.Dimitru-Joan) -B : "LAZY" (F.Nieuland/D. Dimitru-Joan) - 1975
réf. belge: Barclay BE-124-3044 - prod. Harry Auerhaan

 

Freddy Nieuland, libéré du poids du Wallace Collection se décide enfin à voler de ses propres ailes en formant le groupe COMEDY avec Yves Hermant (dit Pioupiou) à la guitare, Daniel Dumitru-Joan à la basse et au chant et Alexis de Baets aux piano,orgue et moog. En enregistrant ce titre évocateur, Freddy expliquera qu'il a voulu répondre à la question posée par Patti Labelle dans Lady Marmelade.

 

 

A: "DREAM" (F. Nieuland/D. Dimitru- Joan) B: "LET ME"(F. Nieuland/D. Dimitru-Joan)
réf. belge: Polydor 2051 152 - prod. Harry Auerhaab
- 1975

1977 - FREDDY CRÉE LE GROUPE DAYDREAM

 

A: "LITTLE DAVID" (Colston/Nieuland/Hérouet)
B: "TIME AFTER TIME" (Colston/Nieuland/Hérouet)
par Daydream
réf. belge: Vogue VB 515
publié en octobre 1977
produit par R. Vanbeneden

Freddy  qui souhaiterait s’émanciper de son mentor Jean Martin  tente son petit cavalier seul.  Il sort un nouveau single sous le nom un peu trop évident de  Daydream.  Sont de la partie trois autres  membres de la formation du Wallace  cuvée 1970 :  Marc Hérouet, Serge Ghazarian et John Valcke.


Sylvain Vanholme qui connait  un superbe revival avec Two Man Sound ne participe pas à l’opération. Pas plus que Raymond Vincent, qui après la sortie du troisième d'Esperanto, envisage sérieusement de se retirer du monde de la pop.

 

Si Little David  se révèle être  une gentille  ballade,  écrite et chantée  en l’honneur du fils de Freddy, il est regrettable que Vogue n’ait pas axé la promotion du 45 tours sur Time After Time qui figure  en face B, nettement supérieure à la face A.


Le groupe Daydream fera un seul et unique passage télévisé dans l'émission Les rendez-vous du dimanche de Michel Drucker, très précisément le 13 novembre 1977. Pas dupe ou mal informé, ce dernier les présentera comme étant le Wallace Collection.

 

http://www.youtube.com/watch?v=A8AyZwVxkgg

 

 

L'ALBUM DAYDREAM par Daydream
réf. belge: Vogue ASVB 2006 (stéréo)
publié en mars 1978 - produit par R. Vanbeneden

 

Money Money

Liza's Song

Falling Downhill

Silk and Satin

Carol In The Morning

Little David

Coco The Clown

Get It On

Highway

Turn Out The Light

Nostalgia

Sun Dance

 

 

 

 

Avec la participation de: Freddy Nieuland , Serge Ghazarian, John Valcke, Marc Hérouet, Pietro Lacirignola, Albert Spéquel, Jean-Marie Aerts, John Colston, Tim Visterin, Roland Vanbeneden, Jean-Paul Haut.

 

Quelques mois après le 45t  arrive l'album de Daydream. Une chose saute d'emblée aux yeux : Freddy Nieuland a pris du galon au niveau de la composition, la quasi-totalité des titres étant cosignés de son nom, de celui de Marc Hérouet et de John Colston, qui contribue par ailleurs aux backing vocals.


Hélas, comme le 45t Little David, cet album éponyme de Daydream, sera accueilli dans l'indifférence générale. Il faut dire qu'en 1978, l'époque est au punk, à la new wave naissante et surtout au disco (même si des titres comme Money Money ou Carol In The Morning flirtent avec ce genre). Il sera par ailleurs assez mal distribué par Vogue, qui ne le publiera qu'en Belgique et qu'en France.


Il convient de préciser que Money Money n'a rien à voir avec le Money Money Money de Abba, et que Get It On n'est pas une reprise du titre de T. Rex ! Un comble, à sa sortie l’album ne reprend pas Time After Time, sorti sur le 45 tours. Assurément, cette chanson aurait été la meilleure de l’album. C'est peu dire du contenu général du LP.


Malgré son insuccès total, l'album Daydream est ce qui se rapproche finalement le plus d'un album solo de Freddy Nieuland. Et on peut réellement parler là d'une réussite artistique, cet album étant l'un des trésors cachés de la pop belge des années 70.


Le très touchant Coco The Clown sera par ailleurs joué au cours des funérailles de Freddy Nieuland, en janvier 2008.

FREDDY REPREND LE NOM DU WALLACE COLLECTION (1980)

 

A: "TAKE LIFE WITH A GRIN" (Nieuland/Marchese/Colston)
B: "TOGETHER" (Minaref/Sabbe/Colston)
réf. française: Pathé 2C 008-72034

publié en juin 1980 - produit par Jean Martin
(Espera)

 

 

Freddy revient vers Jean Martin pour enregistrer un 45 tours sous le nom du Wallace Collection. Mais, cette fois, plus question de compter sur une partie de l'équipe de 1972 comme John Valcke, Serge Ghazarian ou Marc Hérouet. Seul Freddy est encore aux commandes, accompagné de deux pointures de studio Gérard Sabbe et Pino Marchese, ex-bassiste de Salix Alba.

 

Grâce à ses pistes françaises, Martin parvient à ressusciter, le temps d'un single, le vieux contrat avec EMI France signé en 1971. D'autant plus que cette fois, le nom du Wallace Collection est bien présent sur la pochette.


Mais quel peut bien être le rapport entre cette chanson ouvertement disco et le vieux groupe qui avait en son temps réussi avec tant de brio la fusion entre la pop et le classique ? Aucun, et le public ne s'y trompera pas, marquant pour ce 45 tours un désintérêt total.

 

Pourtant, objectivement, Take Life With A Grin est un morceau gai et entraînant. Et pour une fois qu'un 45 tours du Wallace Collection ne mettait pas l'accent sur la "ballade". Il aurait peut-être mérité un meilleur sort.

 

A: "JACK" (Colston/Minarief/Sabbe)
B: "TAX VOBISCUM" (Colston/Minarief/Sabbe)
réf. belge: Espera 2007
publié en mars 1981 - produit par Jean Martin

 

 

Après l'échec du morceau disco Take Life With A Grin, retour à l'inévitable ballade pour le nouveau 45 tours du groupe dans sa version 1980-81, publié pour le marché belge sur le minuscule label Espéra de Jean Martin. Mais, une fois de plus, ce disque passera totalement inaperçu.

 

 

 


A: "TAKE LIFE WITH A GRIN" (Nieuland/Marchese/Colston)
B: "TAX VOBISCUM" (Colston/Minarief/Sabbe)
réf. française: Garima DZ 8683
publié en mai 1981 -produit par Jean Martin

 

 

Ne démordant pas de son intention de faire de Take Life With A Grin le tube qu'il n'a pas été en 1980, Jean Martin signe avec le petit label Garima, filiale de RCA, pour une nouvelle distribution en France de la chanson, dans une version un peu plus courte, et dont la face B est à présent remplacée par la chanson-titre du futur nouvel album. Peine perdue.

 

 

 

 

LP "TAX VOBISCUM"
réf. belge: Espéra LP 1501
réf. française: Garima ZL 37 444
publié en 1981
produit par Jean Martin

 

 

Face A
"TAX VOBISCUM" (Sabbe/Minarief/Colston)
"JACK" ((Sabbe/Minarief/Colston)
"ANNABELLE" (Minarief/Machese/Colston)
"TAKE LIFE WITH A GRIN" (Nieuland/ Marchese/Colston)
"TWO DAYS A WEEK" (Nieuland/Marchese/ Colston)

 

Face B
"STINGS DISCO" (Sabbe/Minarief) "THANKS MISTER LISZT" (Sabbe/Minarief)

 

Il est toujours déchirant  de vilipender des artistes ou des groupes que l'on aime.  Mais dans ce cas impossible de ne pas dénoncer un tel outrage porté à un nom aussi prestigieux que celui du Wallace Collection.

 
Le Wallace Collection de 1980-81 n'est en effet qu'une parodie du groupe original, dans laquelle Freddy Nieuland s'est laissé embarquer en espérant sans doute retrouver les heures de gloire qu'il vécut 11 ans plus tôt.
 
Car sous cette affreuse pochette se trouve un album qui compile  d’une part les 4 faces des 45 tours Take Life With A Grin et Jack, avec en bonus deux inédits et, d’autre part, deux grotesques plages interminables entièrement instrumentales qui auraient parfaitement convenu à la bande sonore d'un film X de 3ème catégorie !

 

Chaque titre de cet album est par ailleurs cosigné Minarief, soit le pseudonyme que Jean Martin avait commencé à utiliser dès 1968 lorsqu'il avait cosigné le 1er  45 tours de sa future épouse Georgina, alias Cindy Crissha/Cricha.

 

Si le flop commercial de l'album Daydream fut à déplorer, celui de Tax Vobiscum  est totalement justifié.

 

Au même moment, on retrouve également la participation de Freddy sur le double album "Olympia 1981" du chanteur argentin Jairo (Les jardins du ciel), publié également sur le label Garima.

 

Freddy semble décidément être tombé bien bas, et cet album sonnera pour un long moment le glas de ses diverses tentatives de reformer, sous le couvert d'un nom qui ne sert plus que de marque de fabrique, un groupe qui n'existe plus depuis bien longtemps.

LES RETROUVAILLES - 1991

LE "COME BACK" DES ANCIENS : Marc Hérouet, Raymond Vincent, Freddy Nieuland,

Sylvain Vanholme, Christian Janssens.

 

 

A: "VELVET MOON" (Wallace Collection)
B: "POLITICIANS" (Wallace Collection)
réf. belge: WC 9101 (45 tours)
publié en janvier 1991

 


A: "VELVET MOON" (Wallace Collection) "VELVET MOON" (instrumental version) (Wallace Collection) B: "POLITICIANS" (Wallace Collection) "POLITICIANS" (instrumental version) (Wallace Collection)
réf. belge: WC 59101 (maxi-45 tours)
publié en janvier 1991

 

 

Contre toute attente, dix années après le triste épisode de Tax Vobiscum,  voici  le – trop bref mais bien réel – retour du Wallace authentique.

 

En 1989, les membres de la formation originale, Sylvain Vanholme, Freddy Nieuland, Raymond Vincent, Marc Hérouet  et Christian Janssen concrétisent un projet qui leur trotte dans la tête depuis quelque temps. Les agendas de chaque musicien s'accordent, le courant passe de nouveau bien entre tout le monde et la vieille alchimie semble prête à fonctionner à nouveau.  Seul Jacques Namotte, qui vit reclus chez sa mère  répond par une fin de non-recevoir.

 

 Deux nouveaux musiciens  sont recrutés pour l'occasion: Guy, jeune violoncelliste officiant au TRM, et Phil, électronicien et guitariste à la moustache en guidon.

Les sessions d'enregistrement des démos du futur album démarrent fin 1989 pour se poursuivre l’année suivante. Au total 8 titres émergent.
 
Velvet Moon, le premier titre qui marque le véritable come back du Wallace Collection, est diffusé sur les radios à la fin janvier 1991. Il s’agit d’une ballade, chantée par Freddy, bien entendu. La face B, l'humoristique Politicians de Sylvain Vanholme, est une entraînante chanson à boire que rend irrésistible le piano de bar qui nous ramène en plein dans l'esprit de Ragtime Lily.

 
En mars 1991, le groupe interprète Velvet Moon en playback dans le cadre de l'émission Jeunes Solistes à la RTBF.  Toutefois,  l'absence de Raymond laisse présager que tout ne tourne pas rond dans le Wallace Collection renaissant.

 

http://www.youtube.com/watch?v=txY-fKCx8vI

 

 

Si Velvet Moon  passe régulièrement en radio, le 45 tours, publié à compte d'auteur par Jean Martin, connait une distribution assez chaotique. Un maxi 45t comportant les 2 titres en version longue et en version instrumentale est également pressé, mais il sera exclusivement vendu lors du concert que le groupe, au grand complet, donnera au Palais des Beaux-arts de Bruxelles le 13 février 1991.

 

Car le retour discographique du Wallace Collection s'accompagne d'un retour sur scène, dans le cadre d'un mini-festival où le groupe joue en vedette après Philippe Lafontaine, Julos Beaucarne et les Zap Mama.

 

 

Enregistrement au palais des Beaux-Arts , le 13 février 1991.

 

 

Le groupe joue pour l'occasion des titres anciens comme Baby I Don't Mind, Fly Me To The Earth, Daydream, What's Goin' On, un medley de Dear Beloved Secretary, Serenade, Merry-Go-Round, Ragtime Lily, Love, Laughing Cavalier et Bruxelles. De plus, il présente le titre phare du nouveau 45 tours.

 

Pour la seule et unique fois, il jouera également deux titres de l'album en préparation Day By Day et On And On. Ce prometteur retour sur scène est une réussite complète, et les fans qui ont mordu à l'hameçon attendent la sortie de l'album en cours d'enregistrement. Ils attendent encore.


Au niveau des droits sur Velvet Moon et Politicians, ce sont les auteurs-compositeurs "Wallace Collection" qui se trouvent crédités. C'est une manière de répartir les royalties non pas à un compositeur en particulier mais à l'ensemble des ayants droit de l'association "Wallace Collection", dont Jean Martin fait bien évidemment partie.

 

Voilà qui va mettre le feu aux poudres.

 

CD - CANDLELIGHT TO SATELLITE
L'album qui devait initialement paraître début 1992 et qui restera inédit.

1. "LOVE DIVINE" (Wallace Collection)
2. "PROMISED LAND" (Wallace Collection)
3. "TAXI GIRL" (Wallace Collection)
4. "MONSIEUR HULOT" (Wallace Collection)
5. "EVA" (Wallace Collection)
6. "POLITICIANS" (Wallace Collection)
7. "THE GHOST" (Wallace Collection)
8. "SUPERFICIAL" (Wallace Collection)
9. "VELVET OUTRO" (Wallace Collection)
10. "FLY ME TO THE EARTH" † (Vincent/ Van Holme/Mackay)

11. "VELVET MOON"† (Wallace Collection)
12. "ABBEY ROAD COLLECTION"†: "Serenade" (intro)/"Dear Beloved Secretary"/"Serenade"/

"Merry-Go-Round"/"Ragtime Lily"/"Love"/"Laughing Cavalier"/"Bruxelles"
13. "DAY TO DAY"† (Wallace Collection)
14. "ON AND ON"† (Wallace Collection)
15. "DAYDREAM"† (Vincent/Van Holme/ Mackay)
16. "WHAT'S GOIN' ON"† (Van Holme/ Mackay)
17. "CANDLELIGHT TO SATELLITE" (Wallace Collection)

 

 

En décembre 1991, les membres historiques du Wallace Collection, réunis à l'initiative de Freddy et du manager Jean Martin, organisent une conférence de presse. C'est l’annonce officielle  du come back tant espéré.

 

Le même jour, Sylvain Vanholme  invite plusieurs vieux amis du groupe à le rejoindre au studio Madeleine à  Bruxelles, afin d'y enregistrer des "la-la-la" sur deux morceaux du futur album.  Il s’agit de la version live de Daydream,  enregistrée aux Beaux-arts en février, l'autre étant l'instrumental Candlelight To Satellite.


De toute évidence, le concept initial a évolué : d’un l'album sensé être conçu en studio  on est passé à une formule hybride qui mélange live et studio.

 

Freddy Nieuland, Raymond Vincent, Marc Hérouet. 1991

 

Sylvain Vanholme. 1991

Christian Janssens. 1991

Début 1992,  une rumeur se répand : la sortie de l’album serait retardée. Le temps passe jusqu’au jour où l’on apprend que Raymond Vincent a claqué la porte depuis longtemps et que l’album ne sortira pas du tout. Problèmes de droits d’auteurs.


 La reformation du groupe mythique des années 70 ne se fera jamais et l'album Candlelight To Satellite restera inédit.

 

Il faudra attendre le milieu des années 2000 pour que les bandes de cet album, fantôme (intitulé Candlelight To Satellite), trouvent le chemin des collectionneurs.  Ceux qui les ont écoutées s’accordent à dire que tous les nouveaux titres enregistrés en studio présentaient un Wallace Collection qui s’était adapté à son époque.

 

 

Marc Hérouet. 1991

 

Raymond Vincent. 1991

 

 

 

 

 

 

Voir la conférence de presse

https://www.youtube.com/watch?v=c8ookJw4PjM

 

 

Critique par Philippe Colinge.

 

Le premier titre de l’album  Love Divine est un hommage au doo-wop et rappelle davantage les Platters que le Wallace Collection.


Promised Land fait la part belle aux harmonies haut perchées de Freddy et de Sylvain. Si les circonstances avaient été différentes, il aurait pu faire un excellent single.


Après la terre promise, c'est vers le pays du Soleil levant que nous emmène Taxi Girl. Ambiance kitch et exotique grâce à une voix japonaise qui ponctue la chanson. Depuis Natacha et Bruxelles, le groupe a toujours aimé faire voyager ses fans avec lui.


Hommage au cinéma de Jacques Tati avec Monsieur Hulot, un morceau très jazzy, souligné par un violon manouche tenu par Raymond Vincent.


Eva  est une ballade chantée en alternance par Freddy et Sylvain, comme du temps de Dear Beloved Secretary,  mais gâchée par un inutile effet vocoder sur la voix de Freddy.

 

Suit alors Politicians, dans une version identique à celle publiée en face B du 45t Velvet Moon. The Ghost est l'une des grosses surprises de l’album : une chanson au groove sombre, chanté par Sylvain d'une voix inhabituellement basse. Surprenant, tout comme le funky Superficial, que l'on pourrait en toute bonne foi confondre avec un inédit de Prince. Son refrain particulièrement accrocheur aurait pu faire de ce morceau un tube.

 

The Ghost et Superficial, quoique très éloignés de l'univers habituel du Wallace Collection, sont peut-être les 2 titres les plus réussis et en tout cas les plus résolument contemporains de cet album.


Velvet Outro est un bref passage instrumental de Velvet Moon qui assure la transition vers la partie live de l'album, qui offre la quasi-intégralité du concert du 13 février 1991. Malheureusement, Baby I Don't Mind, qui avait été joué en introduction est passé à la trappe. C'est donc le classique Fly Me To The Earth qui ouvre la danse, dans une version très fidèle à la version de 1969.



 

Velvet Moon est le premier des nouveaux  titres qui fut joué ce soir-là.

 

Retour aux incontournables tubes de jadis, présentés ici sous la forme d'un medley particulièrement bien construit qui, en l'espace de 10 minutes, nous fait parcourir l'essentiel des albums Laughing Cavalier et Serenade. Le public est aux anges.


Suivent alors deux titres totalement inédits, le baroque Day To Day (également connu sous le titre Cigarettes), ainsi que le boogie On And On, qui semble issu du même moule que What's Goin' On, et pour lequel le groupe fait monter sur scène un vieux compagnon de route en la personne de Jean-Marc Destrebecq. Deux autres grands moments du disque si celui-ci avait été publié.


Place ensuite au titre incontournable que tout le monde attend avec une impatience bien marquée. Une version live de Daydream, que Freddy interprète comme si pour lui le temps s'était arrêté ( la seule connue à ce jour).

 

La partie live concert du disque s’achève sur What's Goin' On. Par contre c’est l'instrumental Candelight qui clôture l'album: To Satellite, qui lui donnera son nom. Les bruitages de chevaux marchant au trot ne manqueront pas d'évoquer ceux qui galopaient, crinière au vent, sur Laughing Cavalier.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=txY-fKCx8vI

 

 

 

DAYDREAM 93 / DAYDREAM (Concert Version)

 

A: "DAYDREAM '93" (Vincent/Van Holme/Mackay)
B: "DAYDREAM IN CONCERT" (Vincent/Van Holme/Mackay)


réf. belge: WC 1
publié en janvier 1993
Réalisation version 1993: Stéphane Owen
Produit par Wallace Collection et Out of Africa
Girl voices: Laurence Molderez et Laurence Mathieu.

 

Jean Martin, réalisant que l'album Candlelight To Satellite ne sortira jamais et que le Wallace Collection ne se reformera plus, prend une initiative commerciale sacrilège : publier une version hip hop de Daydream, sur laquelle deux demoiselles donnent la réplique à Freddy (dont la voix a été samplée à partir de la version live de 1991.)


"Probably the first 1993 hit…", ose proclamer l'indigente pochette blanche digne d'un disque pirate bulgare.


La réalité est plutôt: massacre en règle à oublier au plus vite.


Seule la face B présente un certain intérêt puisqu'il s'agit de la version live enregistrée en 1991, qui pendant plusieurs années n'existera que sur cet obscur 45 tours.

 

 

CD "LIVE CONCERT WITH THE BEST OF WALLACE COLLECTION" 1999


réf. belge: RM Records 4405
publié en avril 1999

 

1. "FLY ME TO THE EARTH" (Vincent/ Van Holme/Mackay)
2. "VELVET MOON" (Wallace Collection)
3. "ABBEY ROAD MEDLEY" "Serenade" (intro)/"Dear Beloved Secretary"/"Serenade"/"Merry-Go-Round"/ "Ragtime Lily"/"Love"/"Laughing Cavalier"/ "Bruxelles" (Vincent/Van Holme/Mackay/ Hérouet)
4. "POLITICIANS" † (Wallace Collection)
5. "DAYDREAM" (Vincent/Van Holme/ Mackay)
6. "WHAT'S GOIN' ON" (Van Holme/ Mackay)

enregistrement live au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, le 13 février 1991, sauf version studio

 

 

"Live Concert"… ou le triste résidu de ce qui aurait dû être l'album du triomphal retour de 1992. C'est sous une pochette tout bonnement immonde que paraît discrètement, au printemps 1999, ce mini-album live exclusivement composé des éléments live de l'album inédit de 1992, ainsi que de la version studio de "Politicians".

 

 

 

 


Des photos d'une laideur inégalée (Sylvain est totalement dans l'ombre), un grotesque coeur orné de l'opportuniste mention "1969-1999 30 YEARS", des fautes d'orthographe dans les titres ("Waht's Going On"), un livret dont 3 des 4 feuillets sont entièrement blanches et, bien sûr, aucune information sur l'origine de ces enregistrements: aucun doute possible, on est une fois de plus dans l'amateurisme le plus total. Seule l'adresse indiquée au verso de la pochette nous rappelle que, s'il fallait en douter, Jean Martin est aux commandes de ce bien vilain album.


Un bien triste souvenir d'un concert qui en avait pourtant laissé d'excellents.

 

 

 

MO, LE "PETIT FRÈRE" DE FREDDY

 

Mo © Patfraca

 

En 1969, au moment où la chance sourit à Freddy qui devient le chanteur-vedette du Wallace Collection,  sa mère Paula, lui présente Mo, un petit garçon de trois ans, fils de son nouveau compagnon.  «  Je me suis tout de suite entendu avec Freddy. Il était toujours souriant, de bonne humeur, un vrai complice de jeu. Je me suis aussitôt construit une image de grand frère.»

 

En 1974, Mo a huit ans. Il se rend compte que son « frère » est célèbre. Il en éprouve une énorme fierté.

 

Mais à l'adolescence, il comprend par quelles galères Freddy est en train de passer pour tenter de poursuivre sa carrière. Car depuis belle lurette, son aura de chanteur-batteur de Daydream a bien pâli. Mo se promet de l’aider dès qu’il en aura les moyens. « Je me suis juré qu’un jour je le produirais et qu’il récupèrerait son statut perdu. »

 

En 2000, à la fin de ses études, Mo ouvre sa propre pharmacie sur la place Flagey à Ixelles. Cinq ans plus tard, il décide d’aménager les locaux de  ses sous-sols en studio de répétition et d’enregistrement.  Freddy a alors  60 ans. Son état de santé prend alors soudainement une tournure inquiétante.


Mo : « Les éternels come back ratés de Freddy m’avaient beaucoup déçu. Je trouvais déplorable d’avoir à la fois autant de talent et de le gâcher par une naïveté souvent aberrante. Je sentais qu'il fallait faire vite car Freddy n'allait pas bien. »  

Mo caresse l’espoir de voir Freddy finaliser un album. Il décide de l’épauler ce qu’il accepte. « Il n’écoutait personne, mais avec moi c’était différent. »


Mo se rend à Paris, se présente comme son manager et apprend sur le tas le job de producteur.   « Freddy était très excité  par les perspectives d’un come back. Il y croyait fermement. Sur son visage se lisait l’espoir d’y arriver, à tel point que j’ai  vraiment cru à un processus de guérison.»

 

Freddy, Sylvain Vanholme, Marc Hérouet, Christian Janssens et Cédric Murrat sont attendus le  9 décembre 2006  au Sportpalais d’Anvers. Ils vont jouer sous le nom de Wallace Collection. Un événement !

 

Freddy ne sait pas qu’il se présente pour la dernière fois en public  et que c’est donc son concert d’adieu. Quelques jours avant le spectacle , face à son état de santé, Mo  est sur le point d’annuler sa participation, mais Freddy l’en dissuade.

 

Devant 14.000 personnes, Freddy lance ses dernières forces dans la bataille.

 

Mo : «  Je suis heureux d' avoir participé à cet adieu public de Freddy. Mon grand regret  est de ne pas l’avoir vu achever  son album."

 

 

Freddy Nieuland, Sylvain Vanholme, Marc Hérouet, Christian Janssens et Cédric Murrat - 2006. © Patfraca

http://www.patfraca.com/spip.php?article128 répétitions dans la pharmacie.

 

SPORTPALEIS D'ANVERS - 9 DÉCEMBRE 2006

Sportpaleis d’Anvers (Antwerps Sportpaleis) le samedi 9 décembre 2006 pour le concert Golden Years 2006, en compagnie

de SLADE, DAVE DEE DOZY BEAKY MICK & TICH, TROGGS, THE MANFREDS feat. PAUL JONES & MIKE d’ABO (Mighty Quinn)

 

 

Un an plus tard, le 10 janvier 2008, Freddy s'envole pour rejoindre les anges. © Patfraca

 

 

 

ARCHIVES

 

http://www.patfraca.com/spip.php?article133 - préparatifs concerts 0110 - conférence de presse des  27 et 29 septembre 2006.

 

http://www.patfraca.com/spip.php?article129 - conférence presse sept 2006 avec les musiciens dans la salle du palais des sports

 

http://www.patfraca.com/spip.php?article186- Concert Golden Years 2006

 

http://www.patfraca.com/spip.php?article184 - décès de Freddy

 

*

 

L'établissement de la discographie ainsi que les avis critiques sont de la plume de Philippe Colinge.

Recherches, textes et mise en page : Jean Jieme

Remerciements à Patrick Van Nieuwlandt - Patfraca