LES PIONNIERS DU ROCK

 

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LES PIONNIERS DE L'HISTOIRE DU

ROCK EN BELGIQUE

 

FRANCINE ARNAUD

LA MAMAN DU ROCK BELGE

 

 

Francine Arnaud RTBF

Francine Arnaud, RTBF radio

 

Durant quatorze ans, Francine Arnaud anima Le Ménage en Musique sur les ondes de Radio Luxembourg à partir du studio situé rue de la Limite à St Josse-ten-Noode. Plus tard, sur la RTB, elle créa L'après-midi chez vous. Elle participa également à l'émission de télé Feu Vert avec André Rémy.

 

Très proche des jeunes en général et des musiciens en particulier, elle fut sans doute la seule à leur accorder une véritable place sur les ondes de la RTB. Et ce, grâce à son émission Generation. Les artistes pouvaient débarquer à l'improviste dans son petit studio de la Place Flagey, sans prendre de rendez-vous, leur dernier 45 tours sous le bras. Avec une grande gentillesse, elle accueillait chaque groupe de musiciens, leur faisait dire quelques mots et plaçait leur single ou leur LP sur le plateau. Aucun autre présentateur de radio ne l'a jamais égalée sur ce point.

 

Pour la petite histoire, signalons que le générique de Generation était tiré du thème des Grands espaces (The Big Country : telle que l'avait adaptée Yes pour introduire  No Opportunity Necessary, No Experience Needed  qui ouvrait leur second LP,  Time and A Word.

 

 

www.youtube.com/watch?v=C_FhxIzNQ0k

 

FRANCINE ET SES ... FANS

 

Francine Arnaud et le rock belge

1970

 

 

De gauche à droite on reconnaît les musiciens du Lagger Blues Machine, Christian Duponcheel, Paul André (Agence Century), Sim Domen (manager du LBM), Jean-Luc Duponcheel, Freddy Nieuland, Michel Maes, Nato, Tom Goldschmidt. Et à côté de Francine, Big Friswa et Pierre Rapsat. (Photo News Service).

 

Cette photo illustre à merveille le "style" Francine Arnaud. Elle acceptait que les musiciens belges débarquent à l'improviste au beau milieu de son émission. Elles les accueillait avec gentillesse et leur accordait une importance égale.

 

 

UNE ÉMISSION DE LA RTB UNIQUE EN SON GENRE

(Extraits de la rubrique rock de Télémoustique N° 2334 - août 1970)

 

 

Si vous osez prendre la RTB (il faut parfois pas mal de courage, hein ?), le mercredi après-midi est un des rares moments où un programme acceptable jaillira  de  votre transistor, Le mercredi après-midi à partir de 14 h 30, Francine est maitresse de l'antenne et elle sait s’en servir. Vous vous demandez comment se déroule  cette émission où l'ambiance a l'air si détendue.

 

Eh bien, figurez-vous qu'elle l'est vraiment... Ça se fait en direct depuis la place Flagey. En général au studio 2, qui se trouve juste en face de la porte d'entrée principale. L'accès est assez facile, il suffit d'écrire à Francine pour lui demander une invitation, et je ne connais pas de cas où elle l'ait refusée. Si vous ne savez pas écrire, vous mettez un bleu de travail, vous glissez un grand morceau de bois sous votre bras et vous dites à l'huissier : « le viens pour la planche ! » C'est un truc infaillible...


Le studio 2 est assez grand et une cinquantaine de personnes y tiennent à l'aise avec le piano à queue. Francine siège derrière une petite table sur laquelle traînent quelques feuilles de papier, des disques et les regards curieux des jeunes lors de l'émission.

 

Francine sait que rien n'est meilleur pour être «dans le coup» que le contact avec ceux qui, d'habitude, sont à l'autre bout des ondes.

Il y a une majorité de filles, dont certaines sont très jolies (c'est une des raisons pour lesquelles j'y vais souvent, mais je n'insisterai pas là-dessus, sinon Francine va me dire : « Et moi, alors ?» quand elle aura lu ça).

 

La plupart d'entre elles sont là pour guetter l'arrivée de l'une ou l'autre vedette, et elles sont souvent récompensées de leur attente. Car il y a aussi le défilé des musiciens belges.

 

Premier prix de fréquentation : DOCTOR DOWNTRIP (je sais qu'ils sont Hollandais, ces Belges), smack ! une grosse bise pour Francine.

 

Le WALLACE quand il est en Belgique ne manque pas non plus de venir dire un petit bonjour. Resmack, encore une grosse bise pour Francine. Ils ont besoin de Francine pour leur promotion. Et Francine les aime beaucoup tous ces groupes. Il règne vraiment une chouette ambiance.

 

Francine Arnaud - le mercredi après-midi sur la RTB

 

 

Il y a aussi les délégués des firmes de disques qui, viennent apporter les dernières nouveautés, d'autres présentateurs qui viennent dire qu'ils sont bien contents de ne pas devoir travailler pour le moment, des journalistes qui, eux, fourrent toujours leur nez partout... Bref, c'est un des studios les plus vivants, et si de temps en temps quelques murmures passent sur l'antenne, c'est que c'est tellement gai qu'on a oublié de se taire avant que ne s'allume la petite lumière rouge. Francine ne s'énerve jamais, se fâche rarement (une fois par an ?) et maintient tout le monde sous sa douce tutelle. Le programme qu'elle compose elle-même fait la juste part des choses : trois mercredis, du bon commercial, un mercredi, de la musique plus progressive. Tout le monde est content. (P.K.)

 

 

Piero Kenroll memoire 60

 

Vingt ans plus tard, dans ses Mémoires, le journaliste rock Piero Kenroll écrivait à son sujet :

 

La pop-music  est encore relativement rare en radio. Dans la majorité des cas, ce qu'on peut entendre est ce qu'il a de plus représentatif dans le genre commercialement. Surtout les derniers  singles » (disques en vinyle en quarante-cinq tours avec un morceau par face) de grands noms comme les Beatles, les Stones, Tom Jones etc. ... Hélas, la plupart du temps, perdus au milieu de calamités sonores diverses.

 

Pour dire : cet été '69  : Oh Lady Mary  par David Alexandre Winter,  Le sirop typhon  et Le petit pain au chocolat par Joe Dassin,  Sayonara par Hervé Villard, et  La première étoile par Mireille Mathieu sont les meilleures ventes en Belgique. A côté de Oh Happy Day  des Edwin Hawkins Singers, d' I Want to Live de l' Aphrodite's Child, de  Israelites de Desmond Dekker,  Love Me Tonight  par Tom Jones,   In The Year 2525 par Zager & Evans et tout de même deux titres des Beatles  : Get Back et The Ballad of John And Yoko, un d' Elvis,   In The Ghetto, le   Daydream du Wallace Collection et son successeur  Love  … Pas vraiment l'avant garde ! ...

 

Une présentatrice de la R.T.B. a pourtant l'audace de passer des choses plus passionnantes : Francine Arnaud. C'est une dame dans la quarantaine, au look très « distingué ».

 

 

Rien d'une rockeuse contestataire ou même d'une hippie visionnaire. Mais en partant du Hit Parade qu'elle présente le mercredi après-midi, elle va petit à petit, introduire une programmation plus audacieuse qui fait que son émission deviendra la première au feeling vraiment rock.

 

D'habitude installée dans un studio du rez-de-chaussée des bâtiments de la radio, place Flagey, Francine y tient sa cour chaque semaine. Elle est composée de jeunes auditeurs et de musiciens de groupes belges. J'y vais aussi, le plus souvent possible. Je lui vante les nouveautés que j'ai découvertes, lui apporte des disques qu'elle passe volontiers sur antenne, prenant la peine (puisqu'ils sont en anglais) d'en expliquer le sujet, parfois de traduire les paroles. Mais cette extraordinaire mère de famille ne se contente pas de ce qui est disponible sur vinyle. Il est toujours très difficile pour les groupes belges de décrocher un contrat avec l'une ou l'autre firme de disques. Francine leur donne un coup de pouce. Elle profite des studios pour les enregistrer. Et ça, ça fait du bruit dans les deux sens de l'expressionů

 

 «  Bagarre à la RTB : entre Francine Arnaud qui enregistrait le Tomahawk Blues Band d'une part, et Fernand Terby, qui enregistrait le Prix italien d'autre part.

Trente musiciens classiques enregistraient pour Monsieur Terby quand, malgré l'insonorisation des studios, ils entendirent des extraits de « Rollin' And Tumblin' ». Immédiatement les trente bonzes firent irruption dans le studio où jouait le Tomahawk Blues Band avec l'intention apparente de scalper ses membres. Francine n'était pas contente du tout. Il s'en fallu de peu que ça ne tourne au crêpage de chignon. « Allez vous faire couper les cheveux ! » criait le gros Fernand Terby. «  Qu'il aille se faire raboter le ventre ! » devait répondre Francine. C'est un comble : avoir le Tomahawk et devoir déterrer la hache de guerre  ! »

 

 

TÉMOIGNAGES

 

 

Francine Arnaud ... Une TRÈS grande bonne femme! C'est elle qui a présenté le premier Pop Shop à la TV avec A Trip With Tomahawk Blues Band, tourné au studio Mathonet avec Marc Lobet (créateur de l'émission Pop Shop). A propos de l'incident évoqué par Piero Kenroll : Des zigotos ont fait irruption dans notre studio (le N°1) en gueulant comme des malades : "Arrêtez tout !"   Mais après nous avoir vus, ils se sont enfuis du paquebot en courant car poursuivi par Robert L'Éclair. Ensuite, on a continué à enregistrer comme si rien ne c'était passé. J'aimerais bien réécouter cet enregistrement ! (propos de Luc Hensill - Tomahawk Blues Band.

 

 

C'était en 1968. Je revenais d'un trip à Londres, qui m'avait permis d'aller visiter les Equals. Je les avais rencontrés auparavant à Bruxelles, lors d'un de leur séjour. Je les avais photographiés et le guitariste, Lincoln Gordon, le frère du chanteur, m'avait filé son adresse pour que je lui envoie les clichés.

 

***

 

Je vais donc à Londres, à Denmark Street, où je tombe sur toute la bande. Je reprends plein de photos d'eux dans la rue et dans les bureaux. Au moment de partir, Lincoln me tend leur tout dernier album  Unequaled Equals, qui n'était pas encore sorti. Woaw ! J'étais heureux ! De retour à Bruxelles, je me dis : « C'est trop con ! Le groupe me refile une exclusivité, il faut que j'en tire parti et que d'une manière ou d'une autre je leur fasse un peu de pub ».

 

J'ai alors pensé à Francine. Je lui ai téléphoné à la RTB, Place Flagey. En deux secondes, je l'avais en ligne. Je lui explique le topo. Elle me coupe et dit  : « Viens de suite ici ». Je cours à son studio. Elle prend le disque, m'invite à m'asseoir en face d'elle et m'annonce : « On va le diffuser tout de suite ». Un morceau passe. Et voilà-t-y pas qu'elle poursuit sur antenne :  " Voilà, j'ai là Erik qui revient de Londres et qui nous a apporté en exclusivité un disque qu'il a reçu des Equals". A l'époque, le groupe était extrêmement populaire. Baby Come Back  a d'ailleurs été numéro 1 chez nous, un an, si pas deux avant l'Angleterre. Bref, elle réalise une véritable interview avec moi.

 

erik machielsen

 

Quelques années plus tard, j'ai eu l'occasion d'encore mieux la connaître, car j'ai assuré la programmation de son émission du matin. Les consignes étaient on ne peut plus simples. Je pouvais faire tout ce que je voulais à la condition d'alterner un instrumental, suivi de deux morceaux chantés, et ainsi de suite. Et s'il y avait un titre dont je ne disposais pas, elle le faisait acheminer via la maison de disques.

 

Tant qu‘on la respectait, qu'on se montrait poli ou jovial avec elle, Francine Arnaud vous le rendait bien. Elle savait se montrer disponible et à l'écoute dans la mesure de ses moyens et faisait tout ce qu'elle pouvait pour être agréable. Mais elle avait aussi son caractère. Il n'aurait pas fallu essayer de lui envoyer une grande claque dans le dos. C'est ainsi que je l'ai perçue. Disons que, comme beaucoup d'autres, j'étais quelqu'un qu'elle « aimait bien ». Erik Machielsen, photographe

 

Dans l'emploi du temps d'un jeune musicien d'un groupe de l'époque, en dehors des heures de classes indispensables, des heures de répétition tant désirées, il était un rendez-vous que je ne manquais quasi jamais : l'émission  Generation   de Francine Arnaud sur la très respectables ReTeBe  !

 

Tout ce qui était « nouveau » et forcément (souvent) « anti commercial » y trouvait sa place. Nous y découvrions Genesis, Vander Graaf Generator, East of Eden, Colosseum, Yes , jusqu'à Soft Machine et Zappa. Pour nous, musiciens belges, son émission constituait une véritable porte-ouverte sur le monde rock et underground.

 

A ses débuts, Lagger Blues Machine , a pu compter sur deux personnalités de la presse : André Drossart, journaliste au Soir, qui fut le premier à nous consacrer plusieurs articles et … Francine Arnaud.

 

Christian Duponcheel

Christian Duponcheel

 

Nous faisions partie d'un concours d'orchestres organisé au Casino de Middelkerke. Francine, entourée d'une équipe de techniciens « ertébéens » patronnait le jury. Le gagnant fut Jenghiz Khan, le nouveau groupe de Pierre Rapsat qui venait de quitter Laurelie.

 

Le Lagger Blues Machine, qui en était à sa première mouture, arriva second. Comme le concours avait été enregistré, il constitua un véritable tremplin pour nous.

 

Car à partir de ce moment-là - bonheur suprême - Francine insista pour que nous venions régulièrement à son émission. C'était fabuleux pour nous car nous avions enfin accès aux studios.

 

Rappelons que notre genre de musique était considérée comme « hors la loi » auprès des maisons de disques. Donc impossible, sans en avoir soi-même les moyens, d'enregistrer des démos qui pouvaient nous servir de carte de visite afin de décrocher des contrats. Francine n'a pas hésité à nous mettre en relation avec Léon Gueuens, preneur de son à la RTB et professeur à l'IAD (Institut des arts de diffusion). Celui-ci nous a consacré toute une après-midi à nous faire réaliser bande démo de plusieurs morceaux. Le pied pour nous, une bande sonore de bonne qualité, et un exercice pour les élèves de l'IAD !

 

Longtemps, nous avons fréquenté le petit studio de Francine, Place Flagey. Tous les concerts de tous les groupes belges y étaient annoncés et chaque évènement faisait l'objet d'une interview. Mais elle ne s'est pas arrêtée là, quand elle a ouvert les portes des studios TV, nous avons pu, comme bien d'autres, y exercer notre talent, toujours pas commercial pourtant ! Lagger Blues Machine a pu jouer un morceau de quinze minutes, pré-enregistré lors d'une émission où figurait le groupe Caravan.

 

Les retombées d'un tel évènement furent extraordinaires pour nous. En plus de la pub, les rentrées financières (perception des droits d'auteurs) constituèrent un ballon d'oxygène pour un « petit » groupe national  ! Pas un musicien belge de l'époque ne pourra dire que Francine n'a pas joué de rôle important pour lui et son groupe. Mais aussi, tous les joyeux pionniers, parfois un peu fous, organisateurs de festivals et concerts lui doivent beaucoup, tant leur promotion était assurée sur l'antenne. Après plus de 30 ans, c'est du fond du cœur que je lui dis encore merci !

 

(Propos de Christian Duponcheel)

 

 

 

Alain Pire ( ex Flouze, Abbey Road, Such a Noise - Michel Drucker Experience)

 

J'ai débuté la batterie en écoutant Génération. Je travaillais dans une station-service comme étudiant et je tapais avec deux couteaux sur la caisse-enregistreuse en métal tout en écoutant la programmation de Francine Arnaud. Ca donnait un son métallique qui pouvait faire penser à une caisse-claire... c'était en 1966 ! Je me suis fait virer parce que j'avais fait des entailles dans le tiroir-caisse ! Je lui doit peut-être d'être toujours là aujourd'hui... ( Propos d'Alain Pire).

 

Souvenirs et émotion - Jean-Luc Peysen

 

Quelle excellente idée d'avoir mis Francine à l'honneur. Jamais, dans toutes les émissions rétrospectives ou d'anniversaire de la RTBF, elle n'a eu sa place. Bravo de lui rendre ce qui lui est dû.


J'ai très bien connu Francine en 70/71. J'étais élève à Charles Janssens à Ixelles et, évidemment, le mercredi après-midi, j'écoutais Generation. Comme c'était à 1/4 h de mon kot, un mercredi, je me suis présenté dans le hall de la RTB, Place Flagey (cheveux longs, jeans rapiécés et peau de mouton...) et j'ai demandé où se trouvait le studio de Francine.

 

C'était au rez-de-chaussée. J'ai frappé poliment à la porte (ça ne servait à rien) et je suis entré. Francine était là, l'émission n'avait pas encore commencé, elle m'a souri, m'a accueilli et je lui ai dit que je venais lui donner un coup de main. J'ai donc fait partie à partir de ce jour de ce qu'elle appelait ses "petits soldats".

 

Pendant l'émission, nous avions un fichier de fans, et on les appelait pour recueillir leurs votes qui faisaient le "hit-parade", comme on disait en ce temps-là. Mais attention : rien à voir avec le hit-parade de Delacroix, ici, on parlait de "vraie" musique.

 

Yes, Genesis, Pink Floyd. Entretemps, on descendait dans le studio, et c'est ainsi que j'ai pu côtoyer nombre de musiciens belges ou étrangers de l'époque qui passaient dire coucou à Francine.

 

J'ai même fait un salon avec elle, émission décentralisée, je crois que c'était le salon de l'auto. Et c'est son fils Arnaud - qui m'a gentiment ramené chez moi en voiture avec elle - car il faut savoir qu'elle était la soeur de Mr Wangermée, big boss de la RTB, et qu'elle avait choisi le prénom de son fils comme pseudo.


J'ai fait les émissions pendant près d'un an et je garde de Francine un souvenir plus qu'ému, car elle a fait progresser le rock et particulièrement le rock belge comme personne ne l'avait fait avant. Et qu'est-ce-qu'elle était gentille, surtout avec nous, ses "petits soldats"...


Je pense vraiment, maintenant que j'ai 57 ans, qu'il faudrait leur élever une statue!!!
Bravo Jean d'avoir évoqué cette grande Dame.

 

( Propos de Jean-Luc Peysen).