CHRONIQUE 1973- 1980

 

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Torhout-Werchter 1978

 

GROUPES ANGLAIS

 

Alice Cooper en Belgique 1975

 

Blue Oyster Cult Belgique -1975

 

Boomtown Rats

 

David Bowie - 1978

 

Genesis-Belgique 1973-80

 

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Little Richard- Forest 1975

 

Marvin Gaye à Ostende

 

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Pink Floyd - Belgique 1977

 

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Rockstars 1975-1976

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Talking Heads en Belgique 1978

 

Uriah Heep en Belgique

 

Vince Taylor, la fin d'une idole -années 80

 

TEMPLE DU ROCK

 

Rockin'Club Forest 1977

 

ROCK ANNÉES 70 par Piero

 

Gravé dans le Rock

L'ouvrage de Piero Kenroll en 17 chapitres

 

 

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LES GRANDS FESTIVALS POP EN BELGIQUE

 

JAZZ-BILZEN FESTIVAL

10 -11 -12 -13 AOÛT 1978

 

QUATORZIÈME ÉDITION

 

© jazz bilzen


 

Pour sa 14 ème édition, les organisateurs du festival de Jazz Bilzen disposaient en caisse d'un véritable trésor de guerre : quatre millions de francs (cent mille €). Fruit d'un heureux cumul des bénéfices des années précédentes et surtout de 1977.

 

Une fois de plus, l'atmosphère n'était pas au beau fixe au sein des organisateurs de l'asbl. Lors de son assemblée générale annuelle, le comité  directeur émit les sempiternelles critiques à savoir : le manque d'investissement de plusieurs membres fondateurs.

 

Après un remaniement indispensable concrétisé par une cascade de départs volontaires (ou provoqués), la nouvelle équipe se mit aussitôt au travail.

 

Leur première mission consista à rechercher de nouveaux sponsors. La firme British Leyland accepta de participer à l'évènement et le magazine néerlandophone Joepie reconduisit son partenariat pour un an.

 

Il fallut également résoudre d'urgence le problème de la location de la praire du Dell. En effet, son propriétaire rechignait à donner son accord pour une nouvelle édition du festival. L'affaire faillit être portée en justice. Mais un arrangement survint à la dernière minute.

 

Concernant la durée du festival, les organisateurs optèrent pour trois dates : vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 août.

 

À Londres, l'équipe en charge de la programmation, se rendit vite compte que les agences montraient peu d'empressement à envoyer leurs artistes à Bilzen.

 

Il faut dire que la proposition qui leur avait été faite de travailler au pourcentage des entrées passait plutôt mal. C'était méconnaître la mentalité anglaise.

 

Le comité de l'asbl se trouvait au pied du mur. Ou il décidait d'investir massivement dans un plateau exceptionnel ou il se contentait d'une affiche plus modeste avec le risque avéré de produire moins de recettes.

 

 

Il faut se rappeler qu'en 1978 le punk et la new wave avaient conquis un large public et que leurs « stars » affichaient des prétentions démesurées.

 

Mais la chance finit par sourire aux organisateurs. Une nouvelle inattendue surprit tout le monde : Lou Reed annonça qu'il était prêt à venir jouer à Bilzen.

 

Dès cet instant, comme par magie, les managers de Status Quo, Nazareth, Rory Gallagher, Patti Smith, Dr Hook, the Outlaws, AC/DC et Elvis Costello annoncèrent à leur tour que leurs poulains seraient susceptibles de faire partie du plateau.

 

Finalement, il n'en fut rien.

 

 

 

 

JAMES BROWN ET SES 23 MUSICIENS

 

Après une nouvelle période de découragement, un télégramme atterrit fort à propos sur le bureau du responsable de l'organisation.

James Brown venait de marquer son accord pour se produire avec ses vingt-trois musiciens, le jeudi 10 août sur le podium du Dell… avec à la clé, une demande de cachet d'un million de francs belges soit vingt-cinq mille euros(*)

 

(*) Somme mirobolante qui put finalement être versée au chanteur grâce aux retombées d'un film réalisé par le cinéaste américain Joe Massot qui suivait la tournée européenne du chanteur.

 

Précédemment, les organisateurs avaient reçu le feu vert de deux autres bêtes de scène : Raymond van het Groenenwoud et Herman Brood… pour le jeudi 10.

 

Face à ce plateau exceptionnel, les responsables du comité décidèrent d'ajouter un jour de plus aux festivités. C'est ainsi que Bilzen cuvée 1978 se déroula sur quatre jours au lieu de trois.

 

Au grand dam des amateurs, Jazz Bilzen Festival fut rebaptisé Rock / Jazz Festival 

Pour faire passer la pilule, les organisateurs annoncèrent qu'à l'occasion des quinze ans de l'existence du festival, un événement cent pour cent jazz se déroulerait au château d'Alden Biesen (en cours de restauration).

 

Le samedi précédant l'ouverture du festival, le groupe Nazareth se désista. Motif invoqué : retard dans le timing des sessions enregistrements studio à Londres.

 

 

 

AC/DC renonça à son tour pour cause de prolongation de tournée (triomphale) aux USA. Puis ce fut au tour de Magazine de déclarer forfait.

 

Debbie Harry alias Blondie © Coerten

 

L'organisation se rabattit alors sur Blondie, de passage à Londres pour des prises de vue photos. Il fallut lui louer des instruments en catastrophe.

 

Les activités connexes aux concerts furent moins nombreuses que d'habitude. On épinglera cependant la projection dans la salle Concordia de Take Me High avec Cliff Richard, The Song Remains The Same avec Led Zeppelin), Bound For Glory avec Woody Guthrie, A Star Is Born avec Kris Kristofferson & Barbara Streisand et Lady Sings The Blue avec Diana Ros).

 

Quelques jams sessions eurent lieu au centre ville, de même que de manière improvisée dans le camping où, pour endiguer le camping sauvage, un chapiteau de 50 mètres sur 20 fut monté pour servir de dortoir géant.

 

 

 

JEUDI 10 AOÛT

14 Hr : CONCOURS GROUPES AMATEURS

 

Présentation : Herman Merken, Hubert van Hoof, Pierre Guyaut

 

Avec Clown (Genk), Big Muff (Cantons Rédimés), Friendship et Antipas (groupes wallons), Angelus Novus (Luxembourg), Going Steady et Girls Walk By (Pays-Bas), Laser et Pablo (Allemagne). C'est Girls Walk By qui remporta le concours.

 

 

• Raymond van het Groenewoud & The Millionaires
• Herman Brood & his Wild Romance
• James Brown

 

 

COMPTE RENDU DE Piero Kenroll

Télémoustique N° 2746

 

 

Les courses cyclistes font six jours d'habitude, mais il faut presque avoir une aussi bonne condition physique pour en tenir quatre à Bilzen.

 

Cette année, en plus des variations de climat (soleil, pluie, changements de température), une sono d'une puissance exagérée (il fallait se mettre au fond fond du terrain pour ne pas être assourdi) et ininterrompue (dès qu'un groupe a fini on enchaîne avec des disques au même volume) était le principal inconvénient.

 

Sinon l'organisation elle-même se révélait assez coulante pour les spectateurs (pas pour la presse si vous voulez le savoir). Mais le plus éprouvant fut sans doute le fait que sur vingt-deux noms du programme, cinq seulement valaient vraiment la peine d'être là...

 

Un jeudi calme

 

Les deux premières journées ne furent pas vraiment décevantes, elles furent ce qu'on s'attendaient qu'elles soient. Une sorte de fourre-tout, sans continuité. Chacun venant voir « son » groupe et se promenant sur le site du festival, ou dans le village, le reste, du temps

 

HERMAN BROOD and his WILD ROMANCE sont comme sur disque. Ça swingue pas mal, c'est bien en place et bien carré, mais il n'y a pas de quoi en faire un plat.

 

Raymond van het Groenenwoud a su habilement conquérir son public © jazz bilzen

Herman Brood fut moins sauvage que prévu

© janschoubs

 

 

Trois mille participants envahirent la plaine du Dell le premier jour du festival. Le lendemain, vendredi, ils étaient cinq mille. © jazz bilzen

 

JAMES BROWN : UN SHOW

À L'AMÉRICAINE

 

 

 

James Brown est monté sur scène une ½ heure après ses musiciens, danseurs et choristes (show à l'Américaine). Réactions partagées du public « poseur suranné »  ou « fantastique bête de scène ». Mais show surfait.

 

 

 

 

JAMES BROWN change peu. Il vieillit, grossit, se cantonne dans sa légende et fait encore le grand écart sans déchirer son pantalon.

 

Il joue longtemps et presque irrésistiblement on finit en général par se laisser avoir par son rythme sempiternel.

 

Dommage qu'il se croie obligé de sacrifier au « disco » dans ses chansons. Sa façon d'interpréter son «soul » reste plus énergique que cette mélasse.

 

 

James Brown © jazz bilzen

 

 

VENDREDI 11 AOÛT

14 Hr : FESTIVAL POP

 

•  Cataract (les gagnants de 1977)
• Partner
• Sweet d'Buster
• Fairport Convention
• Philip Catherine & Niels Pedersen
• Larry Coryell
• John McLaughlin & One Truth Band

 

 

 

Le vendredi, après les prestations sans relief et sans beaucoup de personnalité de CATARACT (groupe allemand) et de PARTNER, les jigs de FAIRPORT CONVENTION ont, évidemment, comme presque chaque année, fait danser les gens. Bravo Et rendez vous à l'année prochaine.

 

Ensuite, il y a eu SWEET D'BUSTER, un groupe hollandais avec Robert Jan Stips, l'ancien claviériste de Supersister et de Golden Earring. Très au point, varié, mais ce n'est pas encore ça qui va déchaîner les foules.

 

Philippe Catherine © jazz bilzen

 

La soirée s'est achevée sur le rêve de tout amateur de guitare jazz-rock. PHILIP CATHERINE, JOHN McLAUGHLIN et LARRY CORYELL se sont succédés dans l'ordre. Catherine est revenu jouer avec Coryell et Thijs Van Leer les a rejoints. Technique, technique, technique ! Un cauchemar pour l'amateur de musique vivante.

 

 

John McLaughlin © jazz bilzen

 

McLaughlin fut particulièrement odieux. Avec une formation rappelant le premier Mahavishnu Orchestra, sa prestation consista presque uniquement en une démonstration de vitesse, entrecoupée de solos de ses musiciens plus laborieux les uns que les autres. Catherine et Coryell furent, heureusement, moins froids.

 

 

SAMEDI 12 AOÛT

14 Hr : FESTIVAL POP

 

• Tyla Gang
• Japan
• Lindisfarne
• Radiostars
• Little Bob Story
• Blondie
• The Kinks

 

Le samedi réunit dix mille personnes. Un record ! © Coerten

 

 

Le samedi fut nettement plus intéressant, même si la toute grosse ambiance de certaines éditions précédentes du festival ne fut jamais vraiment atteinte.

 

Le TYLA GANG ouvrit l'après-midi avec une prestation aussi dénuée de punch que celle qu'il donna il y a quelque temps à Bruxelles. Le groupe a quelques bonnes compositions, mais la scène ne semble pas être son fort.

 

On peut dire la même chose de JAPAN, qui, en plus, a le défaut d'avoir une « image » qui rappelle certaines formations glam-rock d'il y a cinq ans. Un audacieux groupe d'arrière-garde, quoi.

 

Japan © jazz bilzen

 

Le premier à secouer vraiment le festival fut LITTLE BOB STORY. Ajouté, au programme in-extrémis, il se lança dans une série de rocks tellement dévastateurs qu'une partie du public prit la scène d'assaut dans son enthousiasme, écrasant au passage les barrières délimitant l'emplacement réservé à la presse.

 

Cette année le service d'ordre particulièrement patient (le fait mérite d'être signalé, car une fois n'est pas coutume) et il n'y eut pas d'incident notoire.

 

 

 

Little Bob Story © jazz bilzen

 

Le groupe français Little Bob Story mit une telle ambiance que la clôture entre la prairie et la scène céda. Sylvain Christiaens dans le Het Nieuwsblad releva que:  1978 fut une année française : de plus en plus de francophones assistent au festival, des groupes français s'y produisent et il y avait même un présentateur français (sic). De plus les journalistes français ont été chouchoutés.

 

Little Bob Story © jazz bilzen

 

Après Little Bob Story, le service de sécurité redressa la clôture et la consolida à l'aide de barbelés.

 

LINDISFARNE - RADIO STARS

 

LINDISFARNE, quant à lui, n'a guère changé. C'est par pure nostalgie qu'il s'est reformé. Six ans après ce sont toujours les morceaux de l'époque de sa gloire qui marquent le plus. Les gars sont sympathiques ont l'air de s'amuser sur scène et une partie du public en faisait autant. Rien à redire. Pas de quoi s'exciter non plus.

 

Lindisfarne © jazz bilzen

 

Radio Stars © Coerten

 

Par contre les RADIO STARS, eux manquent un peu d'expérience. Ils sont plein d'enthousiasme et d'humour, mais n'arrivent pas à tenir un aussi vaste public en main.

 

Comme ils sont très gais et leurs morceaux très bons, ils doivent être fantastiques, dans une petite salle.

 

Mais ici leur succès ne fut que modéré.

 

Radio Stars © jazz bilzen

 

 

 

BLONDIE

 

Déception avec Blondie. © jazz bilzen

 

 

BLONDIE a déçu. Debbie Harry est de ces gloires rapides qui s'imaginent un peu trop vite que c'est arrivé Devant un public venu spécialement pour elle, il lui suffit de paraître pour que son charme fasse le reste. À Bilzen, avec une sonorité déficiente ce n'était pas tout-à-fait ça. La prestation du groupe ne dépassa jamais la moyenne.

 

 

THE KINKS

 

Ray Davies © jazz bilzen

Pour snober les punks présents dans le public, Ray Davies se présenta

dans un costume de coupe des plus classiques.

 

 

Finalement les grands triomphateurs de la journée furent les têtes d'affiche : pas de surprise donc. Les KINKS ont fait la quasi unanimité. Non seulement ils sont meilleurs qu'ils ne l'ont jamais été, mais Ray Davies est vraiment devenu un de meilleurs showmen en fonction dans le rock.

 

Et, évidemment, lorsqu'on a un tel répertoire de hits mémorables qu'on peut faire reprendre en chœur par la foule, c'est gagné d'avance. De la douceur d'un Sunny Afternoon à la violence de You Really Got Me en passant par la fantaisie d'un Lola ou le relief de Rock And Roll Fantasy les Kinks ont gardé intact tout ce qui fait un vrai groupe de rock : énergie, simplicité, contact, humour, personnalité.

 

À Bilzen ils ont démontré que leur place est parmi les super grands. Puisse-t-on les revoir rapidement chez nous.

 

 

 

DIMANCHE 13 AOÛT

14 Hr : FESTIVAL POP

 

• The Kids
• The Pleasers
• Gruppo Sportivo
• The Jam
• The Boomtown Rats
• Lou Reed

 

KIDS - PLEASERS - GRUPPO SPORTIVO - JAM

 

Le dimanche, lui, a démarré sur des chapeaux de roue avec les KIDS qui, fait remarquable pour un premier groupe, échauffa d'emblée assez le public pour qu'une fois de plus la scène soit prise d'assaut.

 

The Kids © jazz bilzen

 

Les barrières réparées depuis la veille succombèrent cette fois définitivement, et c'est dans l'enthousiasme général que les Kids, avec un Ludo Mariman en pleine forme, se jetant plusieurs fois dans les spectateurs, égalèrent le succès de Little Bob la veille.

 

© jazz bilzen

 

 

The Pleasers © jazz bilzen

 

Après ça, les PLEASERS, qui sont aux Beatles ce que le Jam est au Who, passèrent quasiment dans l'indifférence. À quoi bon singer les Beatles sans interpréter un seul de leurs morceaux et sans l'humour de la parodie ?

 

Humour heureusement présent avec GRUPPO SPORTIVO qui présenta pas mal de nouveaux morceaux et obtint un très gros succès avec une très longue prestation qui démontra que le groupe est de plus en plus à l'aise sur scène devant n'importe quel public.

 

Gruppo Sportivo © jazz bilzen

 

Mais le JAM, lui, ne fut guère plus convaincant que lors de son passage à Bruxelles. Toujours ce côté artificiel et ce manque de nuances dans sa musique. Il fut peu applaudi, et joua un rappel que seuls quelques fans aux premiers rangs réclamaient.

 

 

 

THE BOOMTOWN RATS

 

Bob Geldof - Boomtown Rats © jazz bilzen

 

 

La nuit et le jour à côté des BOOMTOWN RATS. Eux, au début de leur prestation, eurent affaire à un accueil plutôt froid. Un autre groupe se serait peut-être découragé. Eux pas ! Les Boomtown Rats sont un de ces groupes merveilleux qui ne s'avouent pas vite vaincus et en une heure de prestation ils ont quasiment mis tout le monde en poche. Pour moi, ils sont la révélation de ce festival. Dynamiques, gais, mordants, cohérents, nantis d'un répertoire accrocheur, ils semblent avoir presque toutes les qualités.

 

Oui plus est, et c'est important, visuellement, ils ont «l'air» différents. Vraiment pas le groupe de rock and roll habituel. Bob Geldof, le chanteur, a un excellent contact avec le public sans être démagogique pour autant. (Il devait dire : Mon père m'a affirmé que c'est en Belgique et en Hollande qu'on trouve les meilleurs poseurs.) Les autres membres du groupe participent à l'action. Ils iront loin.

 

 

LOU REED

 

Lou Reed © jazz bilzen

 

 

LOU REED donna, lui, une prestation relativement calme. Du moins par comparaison avec la plupart des autres participants au festival. Beaucoup de chansons lentes et mélancoliques, que la nuit tombée, ne manquaient pas d'un certain charme (Sweet Jane, Take A Walk On The Wild Side et Satellite Of Love).

 

Pas mal de monologues, un accompagnement parfois assez jazzy. On était loin du «rock'n'roll animal» d'antan. L'heure tardive aidant, nombreux étaient ceux qui quittaient le site, Dans ce sens on ne peut pas vraiment dire que Reed ait été captivant.

 

Pourtant, lorsqu'il fit mine de quitter la scène, après une heure de spectacle, certains spectateurs protestèrent en lançant des canettes sur le podium. Docilement, il revint pour trois bis consécutifs.

 

Et ainsi se termina Bilzen '78... un peu comme il avait commencé : sans surprise et sans grande passion.

 

 

 

L'INCONSCIENCE DE QUELQUES FAUTEURS DE TROUBLES ...
 

 

Bilzen, c'est aussi un village. À un ou deux kilomètres du site où se déroule le festival annuel, sur la place du village, des incidents ont lieu presque chaque année.

 

Cette fois-ci, l'inconscience de certains semeurs de trouble est tout simplement écœurante. Une vache a été tuée à coups de couteau et de bâtons, les vitres de la Kredietbank ont été brisées, une usine de chaussures a été incendiée et diverses maisons en construction ont été saccagées.

 

Lorsque les forces de l'ordre sont arrivées sur les lieux, elles ont été débordées par le nombre des vandales et une vingtaine de policiers se sont retrouvés à l'hôpital.

 

Il est difficile de déterminer d'où sortent ces individus peu scrupuleux ?

 

Pas du lieu du festival puisque les exploits de ces crétins ont débuté pendant que des groupes se produisaient sur scène, mais une chose est sûre : toute manifestation qui rassemble du monde est un prétexte facile pour attirer également ceux qui aiment semer la pagaille.

 

Le problème, c'est que l'inconscience de quelques cons risque d'engendrer des mesures draconiennes qui seront immédiatement qualifiées de « fascistes », comme par exemple l'interdiction de l'alcool dans les environs de Bilzen. Quelqu'un a une autre solution ?

 

Avec les événements du week-end passé, l'existence même du festival de Bilzen semble compromise. Indépendamment des incidents paramusicaux du festival, on peut se demander si la formule des festivals de quatre jours n'a pas fait son temps.

 

 

Réalisation et mise en page : Jean Jième

avec la collaboration de Jazz Bilzen et Bilisium

Extraits du livre Jazz Bilzen traduits par

Emeric Rezsöhazy

 

Jazz Bilzen Book 1965-1981Jazz Bilzen Book 1965-1981

 

1965- 1981 (420 bladzijden)

 

Het boek over Jazz Bilzen is momenteel nog te koop bij de dienst Toerisme van de stad Bilzen in Alden Biesen, in het Stadhuis op de Markt in Bilzen en in cultuurcentrum de kimpel, eikenlaan 25 in Bilzen. De verkoopprijs is 39.50 euros. Het boek kan ook verstuurd worden.

Rekeningnummer 001-4574210-57
IBAN: BE 09 00145742 1057

T. 089 51 95 33 - 0478 57 21 10 - jeanpierre.poesen@bilzen.be